Vendredi 9 décembre 2011
5
09
/12
/Déc
/2011
19:09
Ouf, ca y est, je trouve enfin un peu de temps à consacrer aux vendredis intellos ! Mais entre la fin de mon contrat (ca finit le 31 décembre et l'organisation du marché de Noel de l'école
de ma fille, j'étais totalement débordée et... épuisée!
Pour ma participation d'aujourd’hui, je voulais parler de ces moments lumineux où nos petits enfants font preuve d’empathie envers nous, et qui nous confortent dans une approche éducative
non-violente, centrée sur l’écoute des sentiments, des besoins de l’enfant.
Je vais illustrer ici quelques passages de Parents efficaces de Thomas Gordon, quand il répond à la question «Quels avantages les parents auraient-ils à apprendre l’écoute
active ? »
Ma fille, du haut de ses 4 ans, m’a fait preuve d’une telle empathie au moment de la perte de notre bon vieux chat (il y a un mois) que j’en ai eu les larmes aux yeux...
« L’écoute active aide les enfants à réduire leur peur des sentiments négatifs. »
Quand elle m’a vu fondre en larmes de tristesse, ma fille n’a pas été désemparée par l’intensité de ma tristesse et elle a su différencier ma douleur de la sienne pour l’accueillir en me
disant : « Maman, tu peux pleurer contre mon épaule si tu veux. Tu peux pleurer avec moi ».
« L’écoute active établit des liens chaleureux entre le parent et l’enfant. »
Nous avons ainsi pu pleurer la perte de notre chat ensemble, d’égale à égale, unies dans notre douleur. Sans que personne ne juge nécessaire de cacher sa peine à l’autre, en cherchant à le
protéger, à faire comme si tout allait bien.
« Il est plus facile d’être attentif aux problèmes de quelqu’un s’il s’est montré réceptif à notre point de vue. »
Je confiais à ma fille l’impossibilité pour moi d’annoncer cette triste nouvelle à son papa, qui devait rentrer tard d’un déplacement à l’étranger. Peut-être craignais-je que ma douleur soit
ravivée en disant les choses explicitement ou bien avais-je peur de rendre triste mon compagnon ? Me protéger ou le protéger ?
Alors ma petite puce m’a dit : « eh bien je vais aller le dire à papa, si toi tu ne peux pas ».
Et là, elle est allée annoncer à son papa qui rentrait, avec ses mots simples d’enfant : « Papa, tu sais, Boboy est mort aujourd’hui...Il était vieux, il était malade »
Que les enfants puissent à certains moments faire preuve d’une telle empathie, quoi de plus encourageant pour continuer à progresser, tâtonner, dans une démarche d’écoute de l’enfant dans la
bienveillance ?